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29/12/2008

QUE CEUX QUI SE RECONNAISSENT LEVENT LA MAIN !!!!

A quatorze ans, j’ai découvert la mobylette et les garçons, j’ai arrêté la gym, à dix-sept j’ai découvert la fête, j’ai abandonné les études.
Bringueuse mais bosseuse, j’avais trouvé un emploi pour les vacances dans ma ville natale que je n’avais d’ailleurs jamais quittée.
Une ville minière et industrielle aux matins glacés de brouillard et aux façades noircies par la houille. Cette houille qui se déposait au fil des ans en fines particules de poussières sur les murs sans soleil et les poumons des mineurs. Le charbon, la houille, le boulet que l’on retrouvait sous forme de confiserie dans les pâtisseries locales.
Ville noire, poussée au cœur de la bourgogne romane, celle de la vouivre et des vignobles, des églises et des bistrots. Ville ouvrière, sans monuments historiques, sans passé mémorable, étirée entre un canal et une voie ferrée.
Les touristes de la route des vins ne faisaient pas de détour pour la visiter, ils avaient même tendance à fuir dés le premier instant et si un innocent persistait dans l’aventure, pour peu qu’il aime s’aviner, il y trouvait là des potes par dizaines. Entre « bois sans soif » on est vite frère.
Un jour, dans un bar appelé le coquillage, atterrit un énergumène nommé Freddy, tronche fatiguée sous une casquette avachie; grand buveur devant l’éternel, Freddy, au « Coq », avait trouvé son paradis.
Le Coq, coquillage échoué au bord du canal du centre, dans la ville minière voisine.
Le Coq coincé lui aussi entre le canal et la voie ferrée.
Le Coq, lieu de tentations et de délices pour la jeune fille avide d’expériences que j’étais à cet age.
C’était l’endroit que les parents interdisaient à leurs rejetons, et bien sur, c’était là et seulement là, qu’on avait envie d’aller.
Donc Freddy, arrivé de la banlieue parisienne, descendu du train par hasard, avait, grâce à cet instinct qui fait dire qu’il y a un bon Dieu pour les ivrognes, trouvé le chemin du coquillage.
D’emblé adopté, il avait été baptisé d’office Freddy casquette quand il était à jeun et Freddy casse-couilles quand il était bourré..............
Scan10006.JPG


Bien entendu, je suis sur la photo,
elle a été prise il y a une quinzaine d'année,
le texte qui l'accompagne fait partie d'un roman que j'essaye d'écrire,
mais qui ne verra peut-être jamais le jour,
tellement c'est difficile.....
Le bar le Coquillage existe toujours,
il existait au début du siècle,
en 1968 il est devenu ce qu'on pourrait appeller maintenant un bar "alternatif",
en fait, c'était un bar de nuit,
mais la clientèle y était différente.
Il a été repris il y a une vingtaine d'année par Patrick,
qui a su en faire un exellent café-concert,
tout en préservant l'âme de ce lieu mythique.



Commentaires

nostalgie, nostalgie........,c'est sympa a lire et je te remercie pour le voyage.bisous y hasta la proxima!

Écrit par : patrick | 29/12/2008

Sympatique remontée dans le temps, j'aime de plus en plus !
joyeuses fêtes et bonne année à toi et à tout ceux qui laissent passer la lumière.

Écrit par : lacalmette | 30/12/2008

belle histoire , joli style , o aimerait avoir la suite.....

Écrit par : ulysse | 30/12/2008

la prochaine fois que tu remontes à Montceau,on ira avec Chantal boire un coup au coq.au fait qui avait pris la photo?

Écrit par : belou | 03/01/2009

J'aime beaucoup ton écriture ! Vraiment sympa ! Tu pourrais écrire un livre sans problème, tu aurais déjà une lectrice...mais bon, je sais, ce n'est pas assez !

Écrit par : merise | 08/01/2009

Les commentaires sont fermés.