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31/10/2011

sans titre...

On a tous eu un jour  un singe sur l'épaule,

mais le plus important c'est d'avoir réussi à le faire descendre

et surtout l'empêcher de remonter....

Pour Didier dit "Papa"

Mort à 26 ans, il y a 26 ans, une nuit de la Toussaint

26/08/2011

mon cheptel...

"Le jour de ma naissance un scarabé est mort

je le porte autour de mon cou"

Vous avez reconnu ?

Quand on voit la tronche et l'age du chanteur,

on n'ose même pas imaginer dans quel état se trouve le scarabé!!!!

capricorne,scarabé,insecte

Bon, le capricorne n'est pas un scarabé mais c'est lui qui m'a remis ce refrain humoristique en tête lorsque je l'ai trouvé alors je l'ai adopté et vous présente Jules.

 

Il paraît qu'en cas d'accident nucléaire

deux espèces seulement seront assez solides pour survivre

les scorpions et Keith Richards

scorpion

Léon le scorpion, adopté!

keith richards

Et Keith ou l'homme qui sniffa les cendres de son père

LIEN

 

Et pour finir,

Simone, bébé mante religieuse,

adoptée !

mante religieuse

Ah oui, j'ai aussi une grande araignée noire à longues pattes qui me rend visite de temps à autre,

celle la tisse sa toile autour de sa proie, elle l'isole,

mais je ne peux pas vous la présenter....

elle vient à l'improviste !!

15/12/2010

INCROYABLE !!!

 

Sur ce coup là, j'aurais pas parié 1 euro, car depuis le temps que j'en parlais, que je me le promettais, je n'osais plus y croire !!!

En fait, j'essayais d'essayer d'avoir envie d'arrêter.... tout un programme!

Voilà, cela vous est bien égal, mais depuis plus d'un mois, j'ai rejoint le clan des non-fumeurs.

Mais quelle galère pour en arriver là....Et je sens bien que cela n'est que le début....

Depuis un moment j'avais remplacé les cigarettes en paquet par du tabac à rouler car avec celles ci, dans les bons jours, j'arrivais quelquefois à deux paquets et demi, voir trois, bien énervée...

Puis je suis passée à la cigarette électronique, plus les roulées.

Et là, d'un coup, j'en ai eu marre de cette dépendance, des cendres sur mon plan de travail, des fringues brulées, de l'odeur envoûtante de la nicotine dans mes cheveux...

C'est la colère qui m'a aidé, la conscience de ce manque de liberté, de cette dépendance, la rage d'enrichir des multinationales qui bourrent le tabac d'agents de synthèses pour renforcer cette addiction. lien

Alors, je me suis faite patchée et j'ai donné mes feuilles et mes paquets entamés.

Heureux ceux qui arrivent à poser leur tabac sur le coin d'une bibliothèque,  le regardent du coin de l'oeil tous les jours en lui disant : c'est fini....

Pas moi!!!! Il suffisait que je me promette d'arrèter bientôt pour fumer deux fois plus, comme par esprit de rébéllion envers cette bonne résolution.

Les premiers jours, quand je parlais avec un fumeur en action, j'essayais discrétement d'aspirer un peu de cette divine fumée qui flottait dans l'air, puis petit à petit l'odeur m'est devenue désagréable et là, c'était la première fois que je ressentais cela.

Je vous passe les nuit de douze heures remplies de cauchemars, les jours où quand je parle j'ai l'impression de battre feu Françoise Sagan à la course face à un quidam qui arrive à capter un mot sur quatre, l'envie d'en griller une qui est toujours là.... et qui ne partira peut être jamais....

Et si je vous dis cela ce n'est surtout pas pour convaincre autrui, ni pour faire la morale à qui que ce soit mais pour tenir mon engagement et me laisser une trace de ce grand changement.

 

 

Découvrez la playlist blog2 avec Brigitte Fontaine

 

Je fume

by Brigitte Fontaine

Album: Kékéland

{Refrain:}
Je fume
Contre tous les avis
Je fume
Sans trêve et sans répit
Je fume
Pour l'amour de la vie
Je fume
A m'en relever la nuit {x2}

Paquet plein de délices
Petits cylindres clairs
Parfum d'or et d'épices
Et volutes sorcières
Braises dans la nuit blanche
Espoir et allégresse
Noces et petits dimanches
Tiges enchanteresses
Sexe bleu, liqueur douce
Charmant, puissant mensonge
Ciel pâle, odeur de rousse
Enigmatiques songes

{au Refrain}

Aile de papillon
Poudreuse et veloutée
Lys ailé, grand pardon
Riche et civilisé
Tour d'ivoire arrogante
Et triomphe assuré
Renaissance troublante
Envol prématuré
Cigarette marquée
De rouge, noir fatal
Cigarette jetée
Dans un puits de cristal

{au Refrain}

Cigarette chérie
Languide et dangereuse
Encens vers la Pythie
Caline tubéreuse
Cigarette fantôme
Goûtée, déjà finie
Cigarette à l'arôme
De poison trop exquis
Toi, plaisir sans rival
Amoureux serpent chaud
Minaret de santal
Rien jamais ne te vaut

{au Refrain}

A m'en relever la nuit {ad lib}

 

 

 

19:26 Publié dans Mes histoires | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : nrv

27/03/2010

LE CHIEN, LES POIREAUX, LE VOISIN

Classant des photographies je suis tombée sur  ce cliché:

 

 

Scan10007.JPG

 

Gipsy, père malinois, mère berger allemand, grand père boxer, grand mère indéfinnissable ; à ce stade on ne parle plus de bâtard mais de corniaud.

Un chien joueur, fugueur, dormeur, grand voleur de chaussettes et décapiteur de tulipes, sans aucun instinct de défense ni de garde.

Mon voisin de l'époque, irascible les soirs de pastis, désagréable plein de bière et hargneux aviné n'aimait pas cet animal qui quelquefois creusait dans son jardin quand il venait de retourner la terre pour planter des semis.

C'était un chien aventurier, je crois qu'avec la rage qu'il mettait à gratter, il espérait découvrir la Chine au bout du tunnel.

Gipsy, ne ratait JAMAIS une occasion de se faire la malle.

Cette nuit là il avait encore fugué, lampe électrique à la main, j'arpentais mon terrain à sa recherche, lorsqu'en balayant ma torche vers le jardin mitoyen je vis briller deux billes à hauteur de chien.

Je le tenais....dans le jardin du voisin!!!

Lui, coupable, honteux de s'être échappé ou de s'être fait attraper si facilement ne bougeait pas et me regardait fixement dans la position où mon faisceau l'avait surpris, prèt à s'escamper si je lui tournais le dos une seconde.

Je n'avais pas l'intention d'y passer la nuit , j'avançais vers la bête.

Plus j'avançais, plus le chien se couchait en signe de soumission, et plus il se couchait, plus il couchait de jeunes poireaux plantés du matin.

Une semaine avant, j'avais eu la visite du garde champêtre à son sujet, je n'avais pas le choix, il fallait effacer les traces du crime.

J'ai bouclé Gipsy à la maison, suis ressortie avec ma torche et un par un.... en pleine nuit.... sous la fenêtre de la chambre de mon voisin aviné endormi, j'ai redressé comme j'ai pu ses plantations. J'ai effacé aussi les traces de pattes dans la terre meuble en pensant qu'il y en avait qui se faisaient allumer pour moins que cela tous les jours dans la rubrique faits divers.

Apparemment, j'avais bien bossé sous la lune, je n'en ai jamais entendu parler.

00:20 Publié dans Mes histoires | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : sans

17/12/2009

ADO.....RABLE!!!!!

C'était inéluctable, je savais bien que cela arriverait un jour...

Ma merveille, mon rayon de soleil, avec l'entrée en sixième entre aussi "en adolescence".

Je regarde ma chrysalide se transformer en papillon, et pour s'affirmer prendre le contrepied de l'enfant que j'ai essayé tant bien que mal de faire grandir.

Elle, qui petite fille avait häte de me piquer mes fringues et mes chaussures, snobe mes vëtements maintenant que je pourrais lui en passer quelques uns.

Les pulls en l'hiver ?  ringard !!!!

Les couleurs vives ?  trop nul !!!!

Pour les vêtements, une couleur à sa preférence : le noir ! A la limite un peu de violet, mélangé au noir....

Coté musique, je suis sidérée!!!!

Comment une petite fille qui n'a pas de télé à la maison, n'a JAMAIS regardé la Star Accadémie, a été bercée de musiques et de chansons très variées, peut se retrouver en l'espace de quelques mois avec un MP3 rempli du top 50 et aimer cela ?

Bon je sais bien que c'est normal et nécessaire à son épanouissement de "tuer symboliquement la mère" pour se trouver, mais quand cela arrive, et bien ça fait un dröle d'effet !

J'ai essayé de lui apprendre à ne pas calquer ses goùts sur ceux des autres et d'avoir un minimum d'indépendance de pensée, et bien, c'est réussi!!!!  elle ne me copie pas !!!!

Bon, ceci dit, elle est toujours aussi gentille, gaie et ramène de bonnes notes, et ça c'est l'essentiel....

 

 

 

 

 

11/08/2009

TOUR DE PASSE PASSE

Ces jours ci, le pare-brise de ma voiture était dans un état critique.

Mais il faisait si chaud et comme je suis garée perpétuellement au soleil, je n’avais pas le courage de m’y coller, surtout que le véhicule est assez haut et que pour atteindre toute la vitre je dois monter sur la roue avant.

J’avais bien essayé d’actionner le lave glace et les balais mais le résultat était presque pire qu’à l’origine. J’avais réussi à produire de larges trainées opaques qui me gênaient beaucoup pour conduire.

Devant me rendre à Nîmes, j’en ai profité pour faire nettoyer ces satanées glaces par les jeunes armés de raclettes et d’éponges qui proposent leurs services aux feux rouge.

Premier carrefour, premier feux, ils étaient là, fidèles au poste, leurs ustensiles à la main.

Je fais signe, ils arrivent avec le sourire et me dessinent le petit cœur en mousse de rigueur sur le pare-brise, puis se mettent à nettoyer.

Viens le moment de rétribuer ce petit service, je baisse un peu ma vitre et tends une pièce de un euro, le jeune laveur de carreaux la réceptionne mal apparemment car je la vois et l’entends tomber dans mon vide poche.

Bien sur, comme c’est un vrai vide poche, il est plein de choses diverses, n’ayant pas le temps de la rechercher et devant son air dépité, je lui donne une autre pièce ce qui lui rend tout de suite le sourire.

Mes glaces étaient propres, j’étais contente.

Arrivée à destination, je recherche cette pièce de un euro et ne retrouve dans le vide poche qu’une pièce de dix centimes.

Là, d’un coup, j’ai compris quel tour de passe-passe il avait inventé pour doubler ses revenus.

Cela m’a fait beaucoup rire parce que c’était très bien fait et astucieux, et pour l’histoire et la beauté du geste je ne regrette pas cet euro supplémentaire.

Bon, c’est décidé !!!! Demain j’apprends à jouer au bonneteau pour voir venir ce genre de coup !!!!

17/04/2009

LE JOUR OU LEO FERRE M'A CRACHE DESSUS

Je devais avoir dix neuf, vingt ans et avec un couple d'amis nous avions pris des places pour assister à son récital à Châlon sur Saône, la ville voisine.
Nous attendions fébriles l'ouverture des portes, arrivés en avance nous avions pu choisir nos places.
Je ne sais pourquoi, des chaises avaient été rajoutées devant les fauteuils fixés au sol.
Heureux d'être aux premières loges, nous nous assimes sur celles-ci, nos genoux collés au devant de la scène, en plein milieu de la rangée.
Léo arrive, commence son tour de chant, magique, quand on aime...
Au fil des chansons, je voyais bien qu'il me fixait très souvent, mais, bon, je savais aussi que certains artistes ciblent souvent une ou deux personnes de leur public pendant leur prestation.
Soudain, la lumière se tamise, la musique se fait plus douce, Léo s'approche de moi et, son visage à vingt centimètres du mien, il me chante une chanson tendre.
A ce moment, l'éclairagiste n'a rien trouvé de mieux (bon, mais en fait c"est son boulot...) que de nous enfermer dans un spot de lumière.
J'étais complétement intimidée et émue face à ce grand artiste, je soutenais son regard, hypnotisée à ne pas me rappeller plus tard quelle chanson il m'avait dédié, quand soudain, je l'ai vu arriver sur moi.....
Le premier postillon, suivi de toute une mitraille qui étincellait sous les lumières du spot. Immobile comme un lapin pris dans les phares d'une voiture, je n'osait pas m'essuyer de peur de déclencher les éclats de rire de toute la salle, tellement j'avais l'impression, vu la fréquence que l'on ne voyait que cela.
J'ai subie, stoïque et impressionnée, l'avalanche de postillons de ce grand homme pendant une chanson douce, et cela reste un de mes meilleurs souvenirs de concert.
Conclusion : Je dois être bon public, il en faut peu pour me faire plaisir et je n'avais pas grand chose à raconter ce soir pour vous seriner avec de vieilles histoires.
Bonne nuit.



Les images de cette vidéo sont tirées de l'excellent film de Jim Jarmusch : Down By Law

Zack, Jack et Bob sont interprétés par Tom Waits, John Lurie et Roberto Benigni.


10/03/2009

11 ANS DEJA....

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Ce soir, à 19h30, cela fera onze ans qu'elle est entrée dans ma vie, onze ans que je m'émerveille devant cette petite fille si curieuse et si gentille.
Après sa naissance, je n'ai pas pu dormir, j'ai passé la nuit entière à la tenir contre moi tout en la couvant du regard, impressionnée par ce bébé que je ne connaissais pas encore et que j'aimais déjà.
Au matin, une infirmière est venue me demander quel prénom je voulais lui donner, je n'avais pas réfléchis à cela car j'espérais pouvoir le choisir en fonction de sa personnalité. Je ne savais pas qu'il était obligatoire de prénommer un enfant dés ses premiers jours. J'ai demandé si je pouvais obtenir une dérogation afin de lui trouver un prénom vers ses deux ans, on m'a regardé comme si j'étais folle, pourtant, moi cela me paraissait plus logique.
Bon, j'ai quand même eu une inspiration et je lui en ai donné trois.
Alice, pour l'enfant qui va chercher "les choses qui sont cachées derrière les choses", sa témérité et parce que l'histoire finit bien et qu'elle en ressort grandie.
Sophie, pour la connaissance.
Et Gladie, pour la joie de vivre, mais ça c'est une autre histoire.....
Un jour, je lui ai dit:
- Tu es l'enfant dont j'avais révé, je ne t'aurai pas désiré autrement...
Elle m'a répondu en riant:
-Mieux que dans tes rêves, j'espère!!!!
- Oui, Alice, encore mieux que dans mes rêves....
Et, comme à chaque fois qu'elle passe une année, elle s'endort péniblement, après minuit, toute exitée à la joie de grandir un peu plus.
Ce matin, ma merveille est partie à l'école chargée de deux bouteilles de jus de fruits et de quelques paquets de bonbons, pour fêter dignement en classe son anniversaire....
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07/01/2009

L'EQUIPEE SAUVAGE


Découvrez Lunabee!


Bonjour,
Bon, si vous avez parcouru ce blog et si vous avez bien suivi, vous savez que je suis partie quelques jours en Bourgogne.

Nous sommes six dans le camion : ma fille et moi plus trois chats et un chien.
Hé oui, il vaut mieux nous avoir en photo qu'en pension....
Comme à chaque fois, on démarre avec facile 3 ou 4 heures de retard sur l'horaire de départ prévu, mais on le prend cool, vu que l'on ne peut pas vraiment faire autrement....
C'est dans notre nature de se mettre en retard pour des conneries, on voit pas le temps passer.
Le chien installé sur sa couverture et les chats mis en caisses, on commence à rouler, environ 5 kilomètres.... et comme d'habitude, une odeur insoutenable nous chatouille les narines.
On cherche le coupable, enfin, on cherche pas beaucoup, c'est toujours le même : le chat roux.
Premier arrêt nettoyage, en principe on est pas dépaysées, on a à peine quitté le quartier.
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Alors lui, du coup, il porte 3 noms différents, suivant les circonstances :
En temps normal, c'est "le roux",
quand il est très gentil c'est "Saint Bernard de Clairvaux",
et pendant les trajets il devient "le gros connard de roux".

TINA FEZIN.jpg

Lui, c'est le chien, il regarde le paysage, ça l'occupe....
Par contre, il est bien élevé, il a compris, il demande.... mais souvent!!!

Bon, je ne vais pas me plaindre car lorsque ma fille était bébé, on véhiculait en plus un canard et un lapin!!!!
Je vous dis pas le temps qu'on a passé sur les aires de repos!!!!





01:07 Publié dans Mes histoires | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chien, chat, voyage

29/12/2008

QUE CEUX QUI SE RECONNAISSENT LEVENT LA MAIN !!!!

A quatorze ans, j’ai découvert la mobylette et les garçons, j’ai arrêté la gym, à dix-sept j’ai découvert la fête, j’ai abandonné les études.
Bringueuse mais bosseuse, j’avais trouvé un emploi pour les vacances dans ma ville natale que je n’avais d’ailleurs jamais quittée.
Une ville minière et industrielle aux matins glacés de brouillard et aux façades noircies par la houille. Cette houille qui se déposait au fil des ans en fines particules de poussières sur les murs sans soleil et les poumons des mineurs. Le charbon, la houille, le boulet que l’on retrouvait sous forme de confiserie dans les pâtisseries locales.
Ville noire, poussée au cœur de la bourgogne romane, celle de la vouivre et des vignobles, des églises et des bistrots. Ville ouvrière, sans monuments historiques, sans passé mémorable, étirée entre un canal et une voie ferrée.
Les touristes de la route des vins ne faisaient pas de détour pour la visiter, ils avaient même tendance à fuir dés le premier instant et si un innocent persistait dans l’aventure, pour peu qu’il aime s’aviner, il y trouvait là des potes par dizaines. Entre « bois sans soif » on est vite frère.
Un jour, dans un bar appelé le coquillage, atterrit un énergumène nommé Freddy, tronche fatiguée sous une casquette avachie; grand buveur devant l’éternel, Freddy, au « Coq », avait trouvé son paradis.
Le Coq, coquillage échoué au bord du canal du centre, dans la ville minière voisine.
Le Coq coincé lui aussi entre le canal et la voie ferrée.
Le Coq, lieu de tentations et de délices pour la jeune fille avide d’expériences que j’étais à cet age.
C’était l’endroit que les parents interdisaient à leurs rejetons, et bien sur, c’était là et seulement là, qu’on avait envie d’aller.
Donc Freddy, arrivé de la banlieue parisienne, descendu du train par hasard, avait, grâce à cet instinct qui fait dire qu’il y a un bon Dieu pour les ivrognes, trouvé le chemin du coquillage.
D’emblé adopté, il avait été baptisé d’office Freddy casquette quand il était à jeun et Freddy casse-couilles quand il était bourré..............
Scan10006.JPG


Bien entendu, je suis sur la photo,
elle a été prise il y a une quinzaine d'année,
le texte qui l'accompagne fait partie d'un roman que j'essaye d'écrire,
mais qui ne verra peut-être jamais le jour,
tellement c'est difficile.....
Le bar le Coquillage existe toujours,
il existait au début du siècle,
en 1968 il est devenu ce qu'on pourrait appeller maintenant un bar "alternatif",
en fait, c'était un bar de nuit,
mais la clientèle y était différente.
Il a été repris il y a une vingtaine d'année par Patrick,
qui a su en faire un exellent café-concert,
tout en préservant l'âme de ce lieu mythique.



13/12/2008

LES COUREURS

Tour-de-france-miniature-5.jpg
L'autre jour, j'ai doublé des coureurs cyclistes sur la route, et cela m'a rappelé une petite anecdote qui cinq ans après me fait toujours rire .
En ce temps là, pour me rendre à mon travail, je faisais quotidiennement le trajet Alès - Saint Jean du Gard.
Je prenais la route de la corniche, ou celle d'Anduze, suivant la circulation.
Au début, enchantée de rencontrer de si beaux paysages je savourais ce parcours tous les jours. La saison touristique arriva et mon temps de trajet se rallongea considérablement.
Habiter les Cévennes et se taper tous les jours des trajets de Parisiens (pour le temps), c'est pas de bol !!!
Un matin, pressée, en retard, mal réveillée et un peu énervée, j'avais été particulièrement retardée entre St Jean du Pin et Générargues, j'aborde la route entre Anduze et Saint Jean du Gard espérant pouvoir rattraper le temps perdu à essayer vainement de doubler des promeneurs roulant à une moyenne de 40 km à l'heure.
La circulation étais à peu près fluide, ça allait, je commençais à me détendre à nouveau, quand, dans une côte assez raide et vi-rageuse, le bonus!!!
Environs 40 cyclistes peinant péniblement à une moyenne de 15 km à l'heure et bien entendu encombrant toute la voie.
Derrière cette boule compacte de casques, mollets et pédales, au début je suis restée zen. Puis, voyant la boule qui ne réagissait pas au doux ronronnement de mon camion qui les talonnait, j'ai mis un petit coup d'avertisseur. C'était un petit coup, gentil, discret, poli pour ne pas trop les perturber dans leurs efforts, leur faire prendre discrètement conscience qu'ils n'étaient pas seuls.
Ah, utopie! quand tu nous tiens!!!
Donc, j'avertis, personne ne bouge!! La boule faisait la sourde!!!
Je klaksonne un peu plus fort et plus longtemps....rien, nada!!!! aucune réaction, comme si ils étaient seuls, j'étais invisible et inaudible!!!
Là, je sentais ma "zenitude" se barrer en courant...la plaisanterie durait depuis une bonne dizaine de minutes....
Au grands maux, les grands remèdes.... J'ai posé ma main lourdement sur l'avertisseur sonore, sans AUCUNE interruption jusqu'à ce qu'ils s'alignent à peu près. Je les ai eu à l'usure.... Leurs oreilles n'en pouvaient plus, ils m'ont laissé passer.
Et là, je me suis fait plaisir!!! Au lieu de les doubler rapidement, j'ai ralentis à leur niveau pour qu'ils me voient bien, baissé ma vitre passager,
et j'ai hurlé plusieurs fois pour bien qu'ils entendent tous : bande de drogués!!!!
C'était au temps des histoires d'EPO, vous vous souvenez: "à l'insu de mon plein gré."
Ma vengeance accomplie, j'ai vite accéléré pour les dépasser et j'ai vu dans mon rétro, 40 cyclistes rouges de colère qui levaient le poing en même temps en me regardant.
Ce jour là, j'ai prié pour ne pas crever une roue dans les 10 kilomètres suivants.....
Bon, voilà, quand je dépasse des coureurs, j'en ri encore!